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le
Romantisme
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Dès
le début du 19e siècle, les changements politiques qui
ont lieu en France suscitent un nouvel intérêt pour l’histoire
et pour la politique. Venu d’Allemagne et d’Angleterre, le romantisme
émerge dans les années 1820 en France comme un mouvement
libéral et littéraire, de jeunes écrivains sont
désireux de transposer les acquis politiques et sociaux de la
Révolution dans le domaine des Lettres. Ces écrivains
réclament, comme le définit Germaine de Staël, "une littérature plus vaste, plus libre, plus sentimentale,
plus énergique" qui soit "l’expression de la société".
Elle ajoute que cette littérature doit se libérer du clacissisme
et de ses contraintes dont "l’effet est d’étouffer les nobles
sentiments, de tarir la source des pensées".
Les
influences de Schiller, Goethe, Shakespeare, Scott et Byron sont
cruciales dans la construction du mouvement romantique en France, conduite
par Chateaubriand,
Lamartine,
Victor Hugo
et Alfred de Vigny. Stendhal définira ce mouvement, notamment pour le théâtre,
comme un "combat à mort entre le système tragique
des "anciens" (Racine) et celui des "modernes" (Shakespeare).
Le
25 février 1830, Victor Hugo présente sa pièce Hernani, qui aspire à incarner l’esprit du romantisme
au théâtre. Avec cette oeuvre, Hugo est comparé
à un "nouveau" Corneille, l’auteur du Cid (1637),
un célèbre drame qui symbolise une ère classique
désormais révolue.
L’esprit
du Romantisme
Il pourrait être défini par Jean-Paul, poète allemand : "Un
matin, me vint du ciel comme un éclair cette idée : "je
suis un moi", qui dès lors ne me quitta plus; mon moi s’était
vu lui-même pour la première fois, et pour toujours".Il s’agit
d’une sorte de découverte de la subjectivité, ce qui explique
la prolifération, chez les romantiques, des oeuvres autobiographiques
: récits personnels, mémoires, journaux intimes etc. La
découverte de la subjectivité est liée à
une crise de la conscience, qui resitue l’homme dans ses rapports avec
le monde, à la suite des crises politiques et sociales récentes.Les classiques
considéraient la raison comme l’absolu de l’homme, sa substance,
alors que les romantiques privilégient la sensibilité.
Le modèle classique est "l’honnête homme", satisfait
et monolithique, aspirant à la perfection. Le romantique est
au contraire divisé, complexe, cherchant à retrouver une
unité.
La recherche
d’une unité pour l’esprit tourmenté du poète peut
s’inspirer de thèmes différents : l’amour, la femme, la
nature, l’exotisme (pas seulement géographique) et l'histoire
: "Ce qui nous distingue, c’est l’exotisme; il y a deux sens de
l’exotisme : le premier vous donne le goût de l’exotique dans
l’espace, le goût de l’Amérique, le goût des femmes
jaunes, vertes etc. Le goût plus raffiné, c’est une corruption
suprême, c’est le goût de l’exotisme dans le temps"
(Théophile Gautier). C’est surtout le goût du mystère
qui attirent les romantiques, et qui les conduit à la production
d’une poétique du rêve et du souvenir.
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©
Denis C. Meyer-2009
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