PÉTUNER
fumer
Ce verbe
d'origine brésilienne s'est formé à partir du portugais petum (tabac). Curieusement, ce verbe ne tolère
pas d’objet, mais cette intransivité naturellement renforce l’action
elle-même, le moment où l’on pétune en quelque
sorte.
L’origine
géographique de pétuner fait immédiatement référence à l’époque
héroïque et louche de l’expansion européenne. On imagine en effet ces marins de la Renaisssance à la peau tannée par une
longue route de sel et de mer et qui pétunent tranquillement en
territoire conquis, la cervelle molle, émerveillée par le
tabac, plante encore quasi-inconnue au pays.
Exemple
-
Il s’assied, écrit, se lève et pétune, puis s’assied,
écrit, se lève et pétune encore, des jours durant.
Remarque
La
série en français relâché pétard,
se péter, être pété, en relation avec
l’action de consommer des stupéfiants d’origine végétale
par voie des poumons, n’est pas obligatoirement affiliée dans
ce cas, ceci en dépit de l’incontestable renommée des
cultures cannabinoles brésiliennes.