VERBES
FAUX-AMIS
LIMOUSINER
On aimerait
pouvoir limousiner ses amis à l’aéroport,
sur le chemin du retour, dans l'une de ces longues automobiles d’autrefois,
où seuls les passagers à l’arrière étaient
protégés des intempéries. Ce verbe a malheureusement
plus de rapport avec la maçonnerie que les voitures. Attesté
vers 1801 (Lexis), il signifie construire en mortier et moellons,
ou quelquefois, ligaturer ensemble les perches d’un échafaudage.
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FARTER
Il ne s’agit
pas ici d’émettre des flatulences, comme l’anglais nous le
laisserait supposer. Ce verbe restitue tout prosaïquement l’action
d’appliquer une graisse aux skis afin d'en limiter l’adhérence
à la neige.
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BONDÉRISER
En dépit
de son origine britannique, ce verbe ne signifie pas "faire du
Ian Fleming", ou "agir à la 007", ou encore
"séduire les filles". On est même un peu déçu
qu’il ne décrive qu’une procédure purement technique
visant à protéger certains métaux de la rouille.
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BARBIFIER
Il
est presque regrettable ici encore que ce verbe n’ait pas le sens de
"se prendre pour une poupée", ou encore "jouer
la bimbo", en référence aux canons populaires de
la féminité nord-américaine. Mais nos lecteurs
apprécieront que ce verbe exprime l’action de lasser quelqu’un,
d'ennuyer par des bavardages (syn. barber).
Exemple
- Cette
jolie dinde, qui nous barbifie d’impudiques étalages.
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BOSSUER
Ce
verbe ne signifie pas "transpirer en travaillant" ou, autrement
dit, "bosser à la sueur de son front". C’eût
été pourtant un joli verbe-valise.
Il
ne s'agit pas non plus de "gloser à la manière de Jacques-Benigne
Bossuet". Son sens est infiniment plus concret, puisqu’il décrit
le processus de se déformer par bosses.