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- Volume 8 -

 

VERBES FAUX-AMIS

 

LIMOUSINER

On aimerait pouvoir limousiner ses amis à l’aéroport, sur le chemin du retour, dans l'une de ces longues automobiles d’autrefois, où seuls les passagers à l’arrière étaient protégés des intempéries. Ce verbe a malheureusement plus de rapport avec la maçonnerie que les voitures. Attesté vers 1801 (Lexis), il signifie construire en mortier et moellons, ou quelquefois, ligaturer ensemble les perches d’un échafaudage.

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FARTER

Il ne s’agit pas ici d’émettre des flatulences, comme l’anglais nous le laisserait supposer. Ce verbe restitue tout prosaïquement l’action d’appliquer une graisse aux skis afin d'en limiter l’adhérence à la neige.

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BONDÉRISER

En dépit de son origine britannique, ce verbe ne signifie pas "faire du Ian Fleming", ou "agir à la 007", ou encore "séduire les filles". On est même un peu déçu qu’il ne décrive qu’une procédure purement technique visant à protéger certains métaux de la rouille.

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BARBIFIER

Il est presque regrettable ici encore que ce verbe n’ait pas le sens de "se prendre pour une poupée", ou encore "jouer la bimbo", en référence aux canons populaires de la féminité nord-américaine. Mais nos lecteurs apprécieront que ce verbe exprime l’action de lasser quelqu’un, d'ennuyer par des bavardages (syn. barber).

Exemple

- Cette jolie dinde, qui nous barbifie d’impudiques étalages.

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BOSSUER

Ce verbe ne signifie pas "transpirer en travaillant" ou, autrement dit, "bosser à la sueur de son front". C’eût été pourtant un joli verbe-valise.

Il ne s'agit pas non plus de "gloser à la manière de Jacques-Benigne Bossuet". Son sens est infiniment plus concret, puisqu’il décrit le processus de se déformer par bosses.

 

 

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