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- Volume 13 -

 

LES VERBES DES MAMMIFÈRES

Un numéro précédent dressait un corpus de verbes français qui rendent compte de la diversité des chants et des cris de l’avifaune (cf. LVDV Vol.10). Par souci d’équité, ce numéro est consacré aux mammifères. Sans réelle surprise, on note, au plan consonantique, une dominante de la combinatoire des occlusives palatales [k], [g] et des liquides [l], [r].

Dans les forêts, on entend le cerf bramer, raire et réer, l’ours grogner, le renard glapir, le sanglier grommeler, le lapin clapir et couiner.

Dans la jungle, la savane, on perçoit le tigre rauquer, le lion rugir, le chacal japper, le crocodile se lamenter, les hyènes ricaner, les singes hurler, les éléphants barrir.

Dans la ferme et les étables, on distingue le cheval hennir, l’âne braire, le chien aboyer, clatir et clabauder, le chat miauler et ronronner, les souris chicoter, le cochon grouiner, le porc grognonner, les vaches meugler, les boeufs mugir et beugler.

Plus loin sur les collines, on entend les moutons bêler, les chèvres bégueter, l’agneau bêlotter, et le bélier blatérer.

Quand à l’admirable feuler, qui s’emploie naturellement pour les félins, il n'y avait que Colette, poète des plantes et des animaux, pour rendre sa délicate texture, examinant sa chatte Mitsou :

Il n’y a guère de folle partie de ficelle ou de balle de laine qui ne finisse par une petite crise hystérique avec des feulements rauques.

 

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